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chalet-mission Un chalet écoénergétique dans Charlevoix : sous le charme de la nature

Marier construction environnementale et grand confort, c’est le pari gagné d’un jeune couple dans Charlevoix.

Cela a commencé en 2006 par un coup de foudre : celui de Sylvie Faria et d’Étienne Beauregard pour le site en surplomb du village de Petite-Rivière-Saint-François eux, qui nourrissaient le rêve de bâtir dans Charlevoix.

« Nous recherchions un endroit au cœur de la nature pour notre résidence secondaire. Avec nos trois enfants, nous pratiquons beaucoup d’activités de plein air, été comme hiver, explique Sylvie. Ce projet correspondait pile à nos attentes. En plus, pour les périodes de l’année où nous n’utiliserions pas le chalet, il nous offrait la possibilité d’avoir des locataires temporaires. »

Étienne et Sylvie font l’acquisition de leur terrain de 33 000 pieds carrés en 2007, avec l’objectif d’y faire construire, dans le plus grand respect de l’environnement, un immeuble de deux appartements très confortables. « Dans notre vie quotidienne, nous nous efforçons de limiter notre impact environnemental, affirme Étienne. Pas question de trahir nos principes ! En même temps, nous voulions privilégier le confort, afin que les personnes qui séjourneraient chez nous y goûtent une atmosphère chaleureuse et s’y sentent vraiment chez eux. ». Étienne et Sylvie se mettent à la recherche de l’architecte qui saura concrétiser leur projet. Ils le rencontrent en la personne de Jean-François Julien, du cabinet d’architectes Cardin-Ramirez-Julien.

Un projet exemplaire

« Lorsque Étienne et Sylvie sont venus me voir avec leur projet, j'ai été tout de suite enthousiaste, rapporte M. Julien. La construction environnementale représente à mes yeux une grande valeur ajoutée à tout projet. Notre firme est habituée à travailler avec nos clients sur des projets où le développement durable est l’un des enjeux principaux. Je suis accrédité LEED et notre travail accorde une grande place à l’optimisation des stratégies pour la rencontre des objectifs du client en matière environnementale. Je dois toutefois souligner que tous les clients ne sont aussi ``verts`` que Sylvie et Étienne. Dès le départ, il était clair pour eux que leur projet serait exemplaire! »

Le projet prend la forme d’un duplex, dont les deux spacieuses unités, toutes équipées, sont conçues pour accueillir chacune une famille sans que les membres ne s’y sentent à l’étroit. La vue des salons donne sur le fleuve et sur le Massif. Pour ajouter au charme montagnard, un foyer à feu de bois est installé dans le salon de chaque appartement.

« Nous voulions nous assurer d’une efficacité énergétique optimale. Pour le chauffage, le choix s’est porté sur un système géothermique, rapporte Étienne. Un liquide caloporteur, jumelé à un système de pompe géothermique, circule dans des planchers radiants en ardoise ou en marmoleum naturel. On a installé un récupérateur de chaleur des eaux grises. »

Quant aux matériaux, ceux-ci devaient respecter le plus possible l’environnement. « Dans la mesure du possible, nous avons employé des matériaux provenant du Québec, comme le bois torréfié du Saguenay qui revêt les murs extérieurs du chalet, indique Sylvie. Les fenêtres, en aluminium et aux cadres de bois, sont aussi fabriquées au Québec. Le système septique est un bionest. La peinture ne contient pas de C.O.V.(composés organiques volatiles), la céramique des salles de bains est fabriquée à partir de matériaux recyclés, et les toilettes sont à double chasse d’eau. Et les meubles proviennent de manufacturiers québécois. »

Commencée en novembre 2007, la construction s’est achevée en automne 2008. Les propriétaires sont fiers du résultat, à juste titre. Le duplex est non seulement un projet des plus abouti en terme d’écoconstruction, il est surtout très agréable à vivre. L’air y est particulièrement sain et la chaleur des planchers radiants sera très confortable aux pieds des hôtes hivernaux. « Au début, quand nous avons dit vouloir construire ``vert ``, certains de nos proches nous ont pris pour des inconscients! Aujourd’hui, tout le monde reconnaît que cela en valait la peine. Certes, cela peut être un casse-tête de construire en respectant à la fois ses valeurs et son budget, mais c’est un défi très stimulant. On a l’impression de faire progresser les choses », affirme Étienne.

Aujourd’hui, le chalet accueille des vacanciers tout au long de l’année. « Il ne nous reste plus qu’à continuer à planter des arbres, précise Sylvie.» Des espèces indigènes bien sûr!

Texte rédigé par Catherine Flores, conseillère en communication

  • Novoclimat
  • Cardin Ramirez Julien
  • Bénédicte Brocard
  • Régie du logement du Québec

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